Sois observateur, prends de la hauteur tes pensées ne sont pas tiennes
- Sandrine Begey

- 13 janv.
- 2 min de lecture
Les pensées apparaissent sans prévenir. Elles surgissent dans le silence, parlent avec ta voix intérieure, commentent ta vie, jugent, anticipent, imaginent… puis s’évanouissent. On a appris à croire qu’elles nous appartiennent, qu’elles disent quelque chose de vrai sur nous. Mais en réalité, elles ne sont pas toi.
Les pensées ne naissent pas de la conscience. Elles viennent du corps et de ses tensions, des émotions non reconnues, des souvenirs, de l’éducation, de la culture, des peurs et des désirs collectifs qui circulent autour de nous. Elles se déclenchent par automatisme, par habitude, par résonance.
Tu n’as pas choisi leur apparition. Tu n’as pas décidé de leur contenu.Et pourtant, tu vis avec elles comme si elles définissaient qui tu es. C’est là que commence la confusion.
Il ne s’agit pas de les faire taire, ni de les contrôler.Plus on lutte contre une pensée, plus elle s’impose. Ce qui transforme réellement l’expérience, c’est prendre de la hauteur. Regarder une pensée apparaître, sans la croire, sans la suivre, sans la repousser.
À cet instant précis, quelque chose bascule.La pensée continue peut-être, mais elle n’a plus d’emprise.Elle devient un simple phénomène qui traverse l’espace de ta conscience.
La conscience, elle, ne commente pas.Elle observe.Elle ne juge pas.Elle reste présente, stable, silencieuse, même quand tout bouge à l’intérieur.
Être observateur, ce n’est pas devenir indifférent.C’est redevenir libre.Libre de ne pas être emporté par chaque scénario, chaque peur, chaque histoire intérieure.Libre de ressentir sans se perdre.
Plus tu observes, plus le terrain intérieur s’apaise.Moins les pensées trouvent d’accroche, moins elles s’installent.Là où il n’y a pas d’accroche, il n’y a pas de prise.
Alors rappelle-toi simplement ceci :sois observateur, prends de la hauteur, car tes pensées ne sont pas tiennes. Elles passent…et toi, tu demeures.
#La Voie Du Milieu
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